La formalisation des comités nationaux SPS (Sanitaire et Phytosanitaire), OTC (Obstacles techniques au commerce) et Codex Alimentarius a été au centre d’une réunion technique tenue ce mercredi au ministère du Commerce extérieur entre le ministre Julien Paluku Kahongya et l’expert international en commerce Said Ali.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’intégration de la République démocratique du Congo dans le commerce international, quelques mois après la ratification, en juillet dernier, de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Selon Said Ali, la mise en œuvre effective de ces comités marque un tournant stratégique pour la protection des intérêts nationaux et l’expansion économique du pays. En vertu des accords de l’OMC, ces mécanismes confèrent à la RDC le droit souverain d’adopter des mesures rigoureuses pour protéger la santé de sa population et préserver sa flore, tout en garantissant l’accès des produits « Made in DRC » aux marchés internationaux.
Les comités SPS traitent des normes sanitaires et phytosanitaires liées à la sécurité alimentaire et à la protection des végétaux et animaux, tandis que les OTC concernent les réglementations techniques, normes et procédures d’évaluation de la conformité pouvant affecter le commerce.
Le Codex Alimentarius, quant à lui, constitue un cadre international de référence pour les normes alimentaires.
Sécuriser les exportations et renforcer la compétitivité
Pour le ministre Julien Paluku, la structuration de ces organes permettra à la RDC de sécuriser ses exportations en garantissant la conformité des produits locaux aux exigences internationales. Elle contribuera également à renforcer la compétitivité nationale par l’harmonisation des normes et à dynamiser le dialogue entre les secteurs public et privé.
Le ministre a souligné que cette démarche vise aussi à affermir la souveraineté réglementaire du pays, en lui permettant de participer activement à la définition des normes internationales plutôt que de les subir.
À travers cette réforme institutionnelle, Kinshasa entend consolider sa crédibilité commerciale et créer un environnement favorable à l’expansion des exportations congolaises sur les marchés mondiaux.
A.O

