Une vive polémique est née autour des récentes décisions d’assainissement administratif, scientifique et académique prises par le nouveau Comité de gestion de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), dirigé par la Professeure Espérance Bayedila. Dans ce contexte, la Direction de Communication de l’UNISIC tient à préciser, dans un communiqué sur la page Facebook de l’institution, que ces mesures – que nous publions intégralement ci-dessous, qui concernent plus de 200 cas, s’inscrivent dans une démarche rigoureuse et managériale visant à garantir le respect des lois, des textes réglementaires et des procédures internes de l’université.
Contrairement aux rumeurs circulant récemment, laisse comprendre le communiqué, il ne s’agit en aucun cas d’un règlement de comptes ciblant quelques individus ni d’une décision politiquement motivée. L’objectif reste clair : assurer la légalité, la transparence et la crédibilité de la gestion du personnel académique, scientifique et administratif de l’institution.
Cet assainissement, poursuit le communiqué, est le fruit d’un travail de fond réalisé par le Conseil de l’université, avec la participation active de représentants du ministère de tutelle, et non simplement du nouveau comité nommé.
Contrairement donc aux rumeurs circulant récemment, il ne s’agit en aucun cas d’un règlement de comptes ciblant quelques individus ni d’une décision politiquement motivée. L’objectif reste clair : assurer la légalité, la transparence et la crédibilité de la gestion du personnel académique, scientifique et administratif de l’institution.
Ci-dessous le Communiqué de l’UNISIC et les décisions querellées.
Par la Décision rectorale numéro 017/2026, le Comité de gestion de l’UNISIC vient de retirer quarante (40) décisions d’engagement du personnel tant académique, administratif que scientifique et ce, pour non respect des procédures en vigueur en la matière.
En effet, à travers ces décisions, l’ancien comité de gestion a engagé 230 agents et ce, entre 2022 et 2025. En tout, il s’agit de 4 décisions signées en 2022, 17 décisions signées en 2023, 17 décisions signées en 2024 et 2 décisions signées en 2025.
Il est à noter que le retrait de ces décisions a été décidé au cours de la réunion du Conseil de l’Université tenue le 23 janvier dernier, et élargie à deux experts du Ministère de l’ESURSI.
Signalons également que la décision du Conseil de l’Université est consécutive au travail effectué par la commission de contrôle physique du personnel et des dossiers, instituée par la Décision rectorale numéro 003/2026, du 8 janvier 2026.
En fait, les engagements de ces nouvelles unités ont été annulés pour vice de procédure. Parmi les griefs retenus contre ce recrutement, il y a notamment :
1. La violation des articles 18, 20, 24 et 37 de la Loi numéro 18/2018 du 29 décembre 2018, portant Statut du personnel de l’Enseignement Supérieur Universitaire et Recherche Scientifique.
2. L’absence de sollicitation et d’obtention de l’autorisation du Ministère de tutelle, tel que recommandé au chapitre XVII, point 1 du Vade mecum du gestionnaire d’une institution d’enseignement supérieur et universitaire, page 254.
3. Le manque de justification et d’envoi des besoins en personnel à la tutelle avant le 15 décembre de chaque année, comme le prévoit le Vade mecum à la page 35.
4. Le non respect de la procédure d’engagement du personnel académique et scientifique (page 38 du Vade mecum) qui stipule que le dossier d’engagement doit être examiné successivement par :
- Le Conseil de département
- Le Conseil de faculté
- Le Comité de gestion
- Le Conseil de l’établissement.
5. La non conformité avec l’Arrêté ministériel numéro 347/MINESU/2023, du 30 juillet 2023, portant dispositions relatives à l’assistanat dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire de la RDC, spécialement en son article 2 qui stipule : « La nomination des assistants dans les établissements est conditionnée par la détention du diplôme de Maîtrise, ou son équivalent. En conséquence, il n’est pas autorisé de recruter des assistants sur la base de la licence (ancien système). »
6. L’absence de vacance d’emploi budgétairement prévu
7. L’absence de publicité préalable par voie d’appel à candidature
8. Le non respect de l’âge requis et l’absence de l’autorisation de l’autorité compétente en cas de dépassement d’âge.
Il y a lieu d’ajouter aussi que quelques membres du personnel administratif qui avaient été convertis en personnel scientifique ont été ramenés dans leur corps d’origine.
Dircom








