CAN – Maroc 2025 : La RDC en finale malgré elle !

La RDC n’a pas dépassé la phase des groupes, mais l’histoire retiendra que, par pure ironie du sort, c’est un arbitre congolais qui officiera la finale de la CAN Maroc 2026. Jean-Jacques Ndala, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se trouve être le même qui avait officié le match d’ouverture.

Oui, pendant que les Léopards rentrent à Kinshasa avec des valises plus lourdes en regrets qu’en points, un compatriote brandira fièrement le sifflet sur la plus grande scène du tournoi. Comme quoi, même lorsque le football congolais trébuche, la compétence congolaise trouve toujours un moyen de se hisser jusqu’au sommet.

Et ce clin d’œil du destin n’est qu’un chapitre d’une participation congolaise aussi paradoxale que mémorable. Car malgré l’élimination précoce, la RDC a laissé une trace indélébile dans cette CAN.Il y a d’abord eu Kuka, dit “Lumumba”, supporter-statue devenu phénomène continental.

Entre immobilité biblique et présence magnétique, l’homme a réussi l’exploit d’être plus souvent filmé que certains attaquants titulaires. Une performance à inscrire dans les annales du folklore sportif africain.

Ensuite, la bande sonore du tournoi : “Fimbu”. La chanson de Félix Wazekwa a franchi les frontières au point d’être jouée pour célébrer les buts… des autres équipes. Une première historique : quand le Congo ne marque pas, ce sont les autres qui marquent… en musique congolaise. Diplomatie culturelle 1 – Défaite sportive 0.

Et sur les hauteurs de l’histoire planait, comme une légende qu’on n’arrive jamais à effacer, l’ombre de Ndaye Mutumbula, auteur des 9 buts en une phase finale de CAN. Un record que cette édition n’a pas seulement respecté : elle l’a craint.

Personne n’a osé s’en approcher, comme si toucher ce chiffre relevait du sacrilège.

Alors oui, les Léopards ont quitté la compétition depuis longtemps. Mais pendant que beaucoup plaignent la RDC, voilà qu’elle se glisse en finale, tranquillement, par la porte… de l’arbitrage. Finalement, être finaliste malgré soi, c’est peut-être là la quintessence du génie congolais : quand on ne peut pas jouer la finale, on la dirige.

JEK

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *