En marge de la 7ᵉ session de l’Assemblée des Nations unies pour l’Environnement tenue le 10 décembre à Nairobi, au Kenya, la République démocratique du Congo a présenté sa « stratégie » nationale de protection et de gestion durable des tourbières, réaffirmant son engagement à préserver cet écosystème essentiel pour la régulation climatique mondiale, a indiqué dans un communiqué la cellule de communication du ministère de l’Environnement.
La ministre de l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, Professeure Marie Nyange Ndambo qui a pris part activement à ces assises a rappelé que les « tourbières de la Cuvette centrale représentent plus de 16 millions d’hectares et stockent près de 30 milliards de tonnes de carbone, constituant ainsi un patrimoine stratégique pour l’Afrique et le monde ».
Selon Marie Nyange, la stratégie nationale repose sur quatre axes prioritaires notamment, la Cartographie et surveillance, avec la création d’un Observatoire national et l’usage renforcé d’outils satellitaires ; le Renforcement du cadre juridique, incluant l’intégration des tourbières dans la Loi sur l’Environnement et le Code forestier révisé ; la Participation communautaire, par la gestion locale des forêts et le soutien aux droits coutumiers ; ainsi que la Valorisation durable, notamment via des financements climatiques et des alternatives énergétiques propres.
S’agissant des avancées majeures, elle a évoqué le lancement du Programme national des tourbières, le partenariat RDC–Indonésie au sein de l’ITPC, ainsi que l’intégration des tourbières dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN).
Tout en saluant les progrès accomplis, la RDC appelle à une solidarité internationale accrue, en faveur d’un financement climatique équitable et de partenariats technologiques adaptés aux enjeux de cet écosystème unique.
« Préserver les tourbières est un devoir national et une contribution essentielle à la lutte mondiale contre le changement climatique », a conclu la ministre.
Yan Manu

