RDC–Égypte : Au Caire, Julien Paluku négocie un partenariat économique de plusieurs milliards

Le ministre congolais de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya, effectue un séjour marathon de travail en Égypte, marquant une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre Kinshasa et Le Caire. Cette mission s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente signé en mai dernier à Kinshasa entre la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe égyptien Mahmoud Samih Holding, sous la facilitation de l’ambassadeur congolais en Égypte, Jean-Baptiste Kasongo.

Dimanche dernier, le ministre a eu une journée de travail particulièrement chargée : rencontres avec les dirigeants du holding Mahmoud Samih, séances d’évaluation des investissements déjà engagés et discussions stratégiques sur la structuration des projets à venir.

Au cœur des échanges, l’évaluation des investissements et les perspectives de croissance. Actuellement, le volume des échanges bilatéraux reste modeste – en deçà de 50 millions de dollars américains. Mais les ambitions sont de taille : les deux parties projettent d’atteindre 1 milliard USD dans les trois prochaines années, avec une progression vers des dizaines de milliards d’ici 5 à 10 ans.

Pour donner corps à cette dynamique, un bureau de la Chambre de commerce RDC–Égypte a ouvert ses portes à Kinshasa. Sa mission : fédérer, orienter et accompagner les entreprises égyptiennes désireuses d’investir en RDC, notamment dans les secteurs industriels, énergétiques et agroalimentaires.

Une première foire commerciale est déjà prévue à Kinshasa entre novembre et décembre 2025. Cet événement devrait voir la signature de contrats de partenariat pluriannuels, consolidant ainsi une coopération économique que les deux pays veulent stratégique. Des équipes mixtes – regroupant le ministère de l’Industrie, l’ambassade congolaise et les investisseurs – ont été mises en place pour assurer la préparation et le suivi de ces engagements.

Julien Paluku a souligné que ce rapprochement s’inscrit dans une tradition de solidarité entre la RDC et l’Égypte, rappelant notamment le soutien de Kinshasa au Caire lors des moments difficiles, à l’image du discours prononcé à l’ONU en 1973. Aujourd’hui, il s’agit de transformer les défis communs en opportunités d’affaires.

Ce partenariat est également perçu comme un levier géopolitique et géoéconomique majeur en Afrique. Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi, il s’agit de renforcer les alliances économiques du pays afin de positionner la RDC comme un acteur incontournable du développement continental.

JDW

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