Rocades de Kinshasa : après N’djili et Mfuti, le chantier atteint le pont Lukaya

Sur le chantier des rocades de Kinshasa, les ouvrages d’art commencent à dessiner concrètement le futur réseau périphérique de la capitale. Après le pont Mfuti, achevé en avril, puis le pont N’djili, dont la réalisation s’est achevée le 21 juillet, c’est au tour du pont Lukaya d’entrer dans une phase décisive.

Samedi dernier, les équipes ont, en effet, posé la première poutre en T de cet ouvrage de 180 mètres, le plus long des ponts prévus dans le cadre du projet. Le pont franchira la rivière Lukaya, dans la commune de Mont-Ngafula, pour relier l’avenue du Grand Hôtel à la localité de Kingankoto.

Cette opération marque le début de la mise en place de la superstructure du pont. Elle intervient alors que le projet progresse également sur plusieurs sections routières et dans les travaux de finition.

Un réseau périphérique pour une capitale sous pression

Lancé en juin 2024, le projet des rocades s’inscrit dans la volonté de renforcer les liaisons routières périphériques de Kinshasa. Il doit notamment offrir des itinéraires alternatifs aux grands axes urbains et contribuer à une meilleure répartition du trafic.

Le programme est réalisé dans le cadre du partenariat sino-congolais, avec un financement de la SICOMINES. Le coût annoncé du projet est d’environ 396 millions de dollars, pour un ensemble comprenant les deux rocades, des ouvrages d’art, des échangeurs, des travaux d’assainissement et des aménagements connexes.

Le calendrier contractuel prévoit une réalisation sur 36 mois, avec une échéance fixée à fin 2027.

Mfuti, N’djili, Lukaya : trois jalons

Le pont Mfuti, long de 120 mètres, a constitué l’un des premiers ouvrages d’art à atteindre une étape décisive en 2026. Le pont N’djili, d’une longueur de 90 mètres, a suivi avec la pose de sa dernière poutre en T le 21 juillet.

Avec ses 180 mètres, le pont Lukaya représente désormais l’ouvrage de franchissement le plus important du projet. Sa construction doit permettre de poursuivre la liaison entre les différents secteurs desservis par la rocade dans l’ouest et le sud-ouest de Kinshasa.

Au fil de ces réalisations, le projet quitte progressivement le stade des terrassements pour entrer dans celui où les principaux ouvrages prennent leur configuration définitive.

Le chantier doit encore franchir plusieurs étapes avant la mise en service de l’ensemble du réseau. L’enjeu est désormais de maintenir le rythme des travaux afin que les ouvrages déjà engagés — dont les ponts Mfuti, N’djili et Lukaya — s’intègrent dans un réseau cohérent et pleinement opérationnel.

À Kinshasa, chaque kilomètre construit sur ces itinéraires périphériques répond à une même urgence : offrir à une métropole en expansion des voies supplémentaires pour circuler, transporter et relier ses différents pôles urbains.

Avec la première poutre du pont Lukaya désormais en place, une nouvelle pièce du futur réseau routier périphérique de la capitale vient ainsi de prendre forme.

CG

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