ESURSI : l’UNISIC à l’ère de la révolution scientifique, académique, numérique et managériale

À l’heure où s’achève officiellement l’année académique, l’UNISIC entre naturellement dans cette période propice aux bilans, aux évaluations et à la mesure du chemin parcouru. Mais au-delà du calendrier universitaire, l’exercice offre surtout l’occasion d’observer les profondes mutations engagées ces derniers mois au sein de l’Alma Mater, sous l’impulsion du Comité de gestion conduit par la professeure Espérance Bayedila.

Longtemps confrontée aux défis de la modernisation de son fonctionnement académique, l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) semble avoir engagé une profonde mutation depuis l’installation du Comité de gestion dirigé par la professeure ordinaire Espérance Bayedila Bakanda Tshimungu.

Numérisation des procédures, réforme de la recherche, renforcement de l’intégrité scientifique, modernisation des infrastructures et amélioration de l’employabilité des étudiants : les chantiers ouverts dessinent progressivement le visage d’une université qui ambitionne de s’aligner sur les standards internationaux de l’enseignement supérieur.

Une révolution numérique au service de la gouvernance académique

La transformation est d’abord technologique. L’UNISIC a engagé une digitalisation sans précédent de ses principaux services académiques. Les résultats des délibérations sont désormais consultables en ligne, tandis que les recours académiques peuvent être introduits électroniquement via une plateforme dédiée, supprimant les longues files d’attente et renforçant la transparence administrative.

Cette évolution s’accompagne de l’encodage électronique des notes par les enseignants ainsi que de la dématérialisation progressive des procédures universitaires. Cette dynamique se poursuit également dans la gestion de la recherche.

L’université a développé un logiciel permettant la programmation automatisée des soutenances de mémoires et des projets tutorés. Les secrétaires des départements ont été formés à son utilisation et dotés d’ordinateurs portables afin d’assurer une gestion autonome des calendriers, des jurys et des différentes étapes du processus académique.

Les premiers tests réalisés ont permis de programmer automatiquement les premières soutenances, illustrant l’entrée effective de l’institution dans une nouvelle ère numérique.

Recherche scientifique : l’excellence érigée en priorité

Au-delà de la technologie, la gouvernance actuelle a fait de la qualité scientifique un axe stratégique. Les mémoires de Master sont désormais soumis à un référentiel unique de rédaction conforme aux normes internationales, avec l’adoption des standards APA et l’instauration d’un contrôle anti-plagiat obligatoire.

Cette réforme entend harmoniser les productions scientifiques et renforcer leur crédibilité. L’université a d’ailleurs célébré le premier mémoire ayant satisfait avec succès au contrôle anti-plagiat, présenté comme un jalon historique dans la promotion de l’intégrité académique.

Dans le même esprit, le Comité de gestion multiplie les initiatives destinées à renforcer la culture de la recherche. L’institution a lancé le cadre scientifique permanent « Instant Recherche », organisé des ateliers sur la publication d’articles scientifiques selon les normes internationales avec l’appui de Crossref International et de la Communauté Africaine des Managers des Revues Scientifiques. Elle a également réformé le projet tutoré afin de rapprocher davantage les travaux des étudiants des réalités professionnelles et des besoins du terrain.

La valorisation des productions scientifiques constitue un autre chantier majeur. L’Université a mis en service son Unité de Reproduction des Travaux Académiques (URTA), première étape vers la création de véritables presses universitaires destinées à assurer une meilleure diffusion des travaux réalisés par les étudiants et les chercheurs.

Des investissements au service de la formation et de l’employabilité

Les infrastructures ne sont pas en reste. Sous la conduite de la rectrice, plusieurs chantiers sont en cours sur le campus, notamment la construction de trois nouveaux auditoires modernes, d’une salle de travail destinée aux professeurs ainsi que de nouveaux bureaux administratifs.

Ces investissements s’inscrivent dans le Plan stratégique de développement 2026-2050 qui place l’amélioration des conditions d’enseignement parmi les priorités de l’institution.

Cette modernisation se traduit également par un renforcement des outils pédagogiques. Le Journal-École et le Studio-École ont été restructurés grâce à de nouvelles nominations afin d’améliorer la formation pratique des étudiants, tandis que les médias partenaires sollicitent de plus en plus de stagiaires issus de l’UNISIC, signe d’une confiance croissante envers la qualité de la formation dispensée.

Une communauté universitaire mobilisée derrière les réformes

Les réformes entreprises bénéficient par ailleurs d’un soutien affirmé de plusieurs composantes de la communauté universitaire. Réunis en assemblée générale, les professeurs regroupés au sein de l’APUSIC ont réaffirmé leur engagement en faveur de la rigueur scientifique, de la méritocratie et du respect des normes académiques, rejetant toute idée de crise institutionnelle.

Dans le même registre, la délégation syndicale a publiquement apporté son soutien au Comité de gestion dirigé par la professeure Espérance Bayedila. Tout en condamnant les attaques personnelles dirigées contre la rectrice, le syndicat estime que les résistances observées traduisent l’ampleur des réformes en cours.

Les représentants du personnel saluent notamment les efforts de transparence, de modernisation de la gouvernance et de redressement institutionnel, tout en appelant l’ensemble de la communauté universitaire à préserver le dialogue et la cohésion.

À travers cet ensemble d’initiatives, l’UNISIC affiche une ambition clairement assumée : construire une université davantage connectée aux exigences de la recherche internationale, fondée sur l’intégrité scientifique, la transformation numérique et la professionnalisation des étudiants.

Si les réformes devront encore produire leurs effets sur le long terme, les différentes actions déjà engagées témoignent d’une volonté de repositionner l’établissement parmi les institutions universitaires de référence en République démocratique du Congo.

Jonas Eugène Kota

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *