États généraux des télécoms : José Mpanda lance le suivi des recommandations avec un dialogue public-privé

Le gouvernement entre dans la phase opérationnelle des réformes issues des États généraux des postes et télécommunications (EGPT), tenus fin avril à Kinshasa. Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, a en effet lancé lundi les sessions du « dialogue public-privé », un mécanisme destiné à assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations formulées lors de ces assises.

Les EGPT avaient abouti à une centaine de recommandations structurantes, allant de la modernisation du cadre réglementaire à l’extension de la connectivité sur l’ensemble du territoire national. À leur ouverture, le président Félix Tshisekedi avait instruit, lors de la 88e réunion du Conseil des ministres, leur traduction rapide en une feuille de route stratégique nationale, articulée autour de projets hiérarchisés, financés et suivis.

Dans ce cadre, le nouveau dispositif lancé par José Mpanda vise à transformer les conclusions des EGPT en actions concrètes. « C’est l’opportunité de passer des recommandations aux réformes, des réformes aux projets, des projets aux financements et des financements aux résultats visibles pour la nation », a déclaré le ministre lors de l’ouverture des travaux.

Pour le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, ce dialogue constitue une étape clé dans la réforme du secteur, en réunissant pouvoirs publics, opérateurs, régulateurs et partenaires techniques autour d’un même cadre de travail. L’objectif est de sortir de la logique des diagnostics pour entrer dans une phase d’exécution et de résultats.

« J’émets le vœu ardent que ce Dialogue public-privé soit un appendice complémentaire à nos efforts et produise les livrables escomptés », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de garantir la convergence des actions, la cohérence des réformes et le respect des échéances.

Le ministre a insisté également sur le caractère opérationnel du dispositif, qu’il présente non comme une structure administrative supplémentaire, mais comme un outil de coordination orienté vers la levée des blocages et l’accélération des projets structurants du secteur.

Les recommandations issues des EGPT couvrent notamment la modernisation des infrastructures numériques, la réduction de la fracture digitale entre les 145 territoires du pays, l’amélioration de la qualité des services télécoms et le renforcement de la contribution du secteur aux finances publiques.

Le dialogue public-privé bénéficie de l’appui de la Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, du Projet d’appui à la connectivité et au transport, de la Cellule infrastructures ainsi que de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).

En lançant ce mécanisme, Kinshasa entend désormais inscrire la réforme des télécommunications dans une dynamique de suivi continu, à un moment où le secteur est considéré comme l’un des principaux leviers de croissance et de modernisation de l’économie congolaise.

JEK

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *