La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a vivement condamné la répression de la manifestation organisée vendredi à Kinshasa par la plateforme politique C64 contre la loi référendaire et le projet de révision constitutionnelle, appelant à l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans les violences enregistrées.

Dans un communiqué publié le même jour, la structure citoyenne dirigée par Jonas Tshiombela s’est dite « profondément préoccupée » par les incidents survenus lors de cette marche que ses organisateurs présentaient comme pacifique. La manifestation visait à exprimer le rejet de la loi sur le référendum récemment adoptée par le Parlement ainsi que l’opposition au processus de révision de la Constitution actuellement en débat en République démocratique du Congo.
La NSCC dénonce avec fermeté les actes de brutalité policière et toute forme de répression exercée contre des citoyens dans l’exercice de leurs libertés constitutionnelles de réunion, d’expression et de manifestation. « Dans un État de droit, le maintien de l’ordre public doit s’effectuer dans le strict respect des droits humains et des libertés fondamentales garantis par la Constitution et les instruments internationaux ratifiés par la RDC », souligne l’organisation.

Tout en exprimant sa solidarité aux personnes victimes des incidents, la NSCC exhorte les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les circonstances ayant entouré la dispersion de cette manifestation.
L’organisation réclame notamment l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et impartiale, la prise en charge adéquate des blessés, le respect strict des libertés publiques ainsi que des sanctions contre tout agent ou responsable qui se serait rendu coupable d’abus ou d’un usage disproportionné de la force. Elle plaide aussi pour l’instauration d’un dialogue républicain permettant l’expression démocratique des divergences d’opinions dans le pays.
Rappelant que la démocratie se consolide par le débat d’idées, la tolérance politique et le respect des droits de tous, majorité comme opposition, la NSCC insiste sur le fait qu’aucune opinion politique ne devrait être combattue par la violence ou l’intimidation. Elle souligne que les libertés publiques doivent être garanties à l’ensemble des citoyens, quelles que soient leurs positions sur la loi référendaire ou sur la révision de la Constitution, estimant que le pluralisme des opinions constitue l’un des fondements essentiels de toute démocratie.
La NSCC assure, enfin, qu’elle demeurerait vigilante et poursuivrait son action en faveur de la promotion des droits humains, de la paix, de la démocratie et de l’État de droit en République démocratique du Congo.
JDW

