Judith Suminwa face aux outrages : À son tour, le RFMP sonne la riposte

Face à la montée inquiétante des discours injurieux sur les réseaux sociaux, le Réseau des Femmes Mandataires Publiques (RFMP) est monté au créneau pour dénoncer avec fermeté les attaques visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Dans un communiqué au ton grave, l’organisation exprime sa « profonde indignation » après des propos jugés outrageants et attentatoires à la dignité de la cheffe du gouvernement.

Pour le RFMP, l’affaire dépasse de loin la personne de Judith Suminwa. « De telles attaques ne visent pas uniquement une personnalité publique », souligne le réseau, qui y voit le symptôme d’une dérive plus profonde : celle de la banalisation des violences verbales, particulièrement lorsqu’elles ciblent des femmes investies dans la vie publique.

À travers cette prise de position, le RFMP tire la sonnette d’alarme sur un phénomène qui menace non seulement les individus, mais aussi le débat démocratique lui-même. Selon ses termes, en effet, ces actes « constituent des atteintes graves à la dignité humaine, aux valeurs républicaines et à l’image des institutions de notre pays ». Une mise en garde qui résonne comme un rappel à l’ordre dans un espace public de plus en plus exposé aux excès numériques.

Le message central du réseau tient en une formule sans équivoque : « Le respect ne se négocie pas. » Pour l’organisation, il s’agit là d’une exigence fondamentale pour toute société qui aspire à la justice, à l’égalité et au progrès.

Dans un contexte où la parole publique est souvent secouée par l’invective, cette affirmation sonne comme un principe non négociable. Le RFMP prend toutefois soin de rappeler son attachement à la liberté d’expression, consacrée par la Constitution.

L’organisation souligne, tout de même, que cette liberté doit protéger la critique, le débat public et la pluralité des opinions. Elle trouve ses limites lorsque l’expression bascule dans l’injure, la diffamation ou l’atteinte à la dignité humaine.

« Cette liberté ne saurait couvrir des actes constitutifs d’infractions », insiste le communiqué, ni servir de prétexte à des abus portant atteinte aux droits d’autrui.

Au-delà de la dénonciation, le RFMP appelle à une réponse ferme et concertée. Il plaide pour « l’application stricte des sanctions prévues dans le Code du numérique et le Code pénal », tout en exhortant à un « sursaut collectif en faveur d’un débat public respectueux et responsable ».

L’organisation invite également les institutions et la société civile à se mobiliser contre toutes les formes de violences verbales.

Dans cette dynamique, le réseau insiste sur la nécessité de promouvoir activement le leadership féminin, qu’il considère comme un puissant levier de développement et de cohésion nationale. Une manière de rappeler que la participation des femmes à la gouvernance ne saurait être entravée par des campagnes de dénigrement ou d’intimidation.

Enfin, le RFMP réaffirme « son engagement en faveur d’un climat politique apaisé, fondé sur le respect, la responsabilité et la valorisation du rôle des femmes dans la construction de la Nation ». Il renouvelle également son soutien à la Première ministre Judith Suminwa, symbole d’une avancée majeure pour la représentation féminine au sommet de l’État.

Dans une démocratie, la critique est un droit. L’insulte, elle, est une régression. Et lorsqu’elle s’attaque à une femme d’État, c’est bien plus qu’une personne qu’elle vise : c’est l’autorité républicaine, la dignité institutionnelle et, au fond, l’idée même du vivre-ensemble.

JEK

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