L’ambassade des États-Unis à Kinshasa aurait refusé plus de 4 000 demandes de visa émanant de Congolais souhaitant se rendre à New York dans le cadre de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations-Unies. L’ambassade n’a fourni aucune justification officielle pour ce rejet massif., mais selon des informations de coulisse, cette mesure serait liée à l’exagération manifeste des demandes, certaines frisant ce qui pourrait être considéré comme une opération d’immigration clandestine, dans un contexte où l’administration américaine, sous Donald Trump, reste particulièrement rigoureuse sur les questions migratoires.
Cette situation n’est pas une première. Chaque année, les délégations congolaises établissent des records en matière de demandes de visa, avec des ordres de mission souvent perçus comme disproportionnés, suscitant l’indignation de l’opinion publique.
C’est le cas actuellement avec un ordre de mission émis par le ministère de l’Environnement et en circulation dans les réseaux sociaux, qui inclut, de manière surprenante, directeurs de cabinet et leurs adjoints, conseillers et personnel d’appoint, donnant l’impression que tout le ministère devait voyager à New York.
Le plus curieux dans ces ordres de mission est que, alors que le personnel d’appoint figure systématiquement sur les documents officiels, les experts et techniciens chargés du travail de fond, qui préparent réellement les dossiers et assurent la substance des interventions, sont presque systématiquement exclus.
Cette situation soulève de nouvelles questions sur la gestion et la planification des délégations congolaises aux grandes conférences internationales, et sur l’usage effectif des visas accordés par les ambassades partenaires.
Une chose est sûre : le record de demandes, loin d’être un signe d’efficacité diplomatique, pourrait coûter cher à la crédibilité des missions congolaises à l’international.

