La Première ministre Judith Suminwa Tuluka est attendue en invitée de marque à Dar es Salaam, en Tanzanie, où elle doit participer, du 2 au 5 novembre 2026, à la première Conférence parlementaire des femmes de la région des Grands Lacs (Women Parliamentary Conference 2026). Selon un communiqué de la Primature publié ce dimanche 1er novembre, cette rencontre est organisée par le Parlement tanzanien, en collaboration avec le Forum des Parlements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (FP-CIRGL), sous le haut patronage de la présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan.
Placée sous le thème « Pour une région des Grands Lacs pacifique et développée », la conférence réunira près de 250 participants, notamment des femmes parlementaires des 12 États membres de la CIRGL, des présidents de parlements ainsi que des représentants d’organisations régionales et continentales. Parmi celles-ci figurent l’Union africaine (UA), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Au cours de ces assises, la cheffe du gouvernement congolais interviendra sur le rôle des femmes dans la gouvernance inclusive, la diplomatie parlementaire et la recherche de solutions durables aux conflits qui affectent la région des Grands Lacs.
Sa participation intervient dans un contexte régional marqué par la persistance des tensions sécuritaires et des crises politiques, notamment dans l’est de la RDC. Elle donne ainsi une dimension particulière aux échanges sur la contribution des femmes aux processus de paix, à la prévention des conflits et à la consolidation de la stabilité régionale.
La Primature présente cette invitation comme une reconnaissance du statut de Judith Suminwa sur le continent, mais également de l’engagement de la RDC en faveur du leadership féminin. Le communiqué rappelle, à cet égard, la désignation du président Félix-Antoine Tshisekedi comme Champion de l’Union africaine pour la masculinité positive, une initiative visant à promouvoir l’engagement des hommes dans la lutte contre les violences basées sur le genre et les inégalités.
Au-delà de sa dimension parlementaire, cette conférence constitue également une occasion pour Kinshasa de renforcer sa diplomatie régionale et de consolider les relations de coopération avec les autres pays des Grands Lacs.
Pour la RDC, dont les efforts diplomatiques en faveur du retour de la paix dans l’est du territoire demeurent un enjeu majeur, ces assises offrent une tribune supplémentaire pour porter la voix des femmes dans la recherche d’une stabilité durable dans la région.

