Le Chef de service de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Christophe Bitasimwa, a exhorté jeudi les journalistes et les acteurs de la société civile à promouvoir une communication responsable, fondée sur des informations vérifiées, des sources authentiques et l’intérêt général, dans le cadre du séminaire de renforcement des capacités consacré à l’appropriation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’institution.
S’exprimant au restaurant Le 19 lors de la poursuite des travaux de cette session de formation organisée par l’IGF, le responsable de l’organe supérieur de contrôle des finances publiques a insisté sur le rôle central des médias et de la société civile dans la consolidation de la bonne gouvernance et la diffusion d’une information fiable auprès des citoyens.

Intervenant à l’issue de plusieurs exposés consacrés au journalisme, à la communication ainsi qu’aux principes déontologiques et éthiques applicables aux professionnels des médias et aux agents publics, Christophe Bitasimwa a invité les participants à un exercice permanent d’autocritique et de remise en question afin de favoriser une communication constructive. Selon lui, les résultats positifs enregistrés dans la gestion publique sont souvent éclipsés par la recherche du sensationnel et des polémiques.
« Depuis que je suis à l’IGF, nous communiquons. Peut-être ne communiquons-nous pas sur ce qui vous intéresse, comme les scandales », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Le Chef de service de l’IGF a également appelé les professionnels des médias à privilégier la vérification des faits et le recours systématique aux sources officielles avant toute diffusion d’informations. « Vous devez recourir aux sources authentiques », a-t-il insisté.
Réaffirmant la philosophie de communication de l’Inspection Générale des Finances, Christophe Bitasimwa a expliqué que l’institution privilégie la publication de résultats chiffrés et d’indicateurs de performance plutôt que la personnalisation des dossiers de contrôle.
« L’IGF communique toujours et continue à communiquer. Nous donnons des faits et des chiffres de nos résultats. Jamais nous n’allons citer des personnes dans nos rapports », a-t-il assuré.
Auparavant, plusieurs experts sont intervenus sur les exigences éthiques du journalisme et du service public. Le professeur Jean-Chrétien Ekambo a rappelé que la pratique du journalisme repose sur une formation rigoureuse, la maîtrise des techniques professionnelles et un travail permanent de vérification et de recoupement des informations.
Abordant les règles déontologiques et éthiques applicables aux professionnels des médias et aux agents publics, il a mis en avant les principes d’intégrité, d’objectivité, de responsabilité et de transparence comme piliers de la crédibilité professionnelle et de la bonne gouvernance. « Il faut d’abord s’informer avant d’informer », a-t-il souligné.
Le professeur Ntonda, intervenant sur le même thème, a insisté sur l’importance de l’éthique et de la déontologie pour garantir un comportement responsable des journalistes et des agents publics. Il a notamment mis l’accent sur les valeurs d’intégrité, d’impartialité et de transparence dans l’exercice des responsabilités professionnelles.
Pour sa part, le directeur général de l’OSCEP, Tupa Kamango, a plaidé pour un journalisme davantage orienté vers l’intérêt général et le développement de la société, estimant que les médias ont un rôle essentiel à jouer dans l’accompagnement des politiques publiques et la sensibilisation des citoyens.
À travers ce séminaire, l’Inspection Générale des Finances entend renforcer les capacités de ses partenaires des médias et de la société civile afin d’en faire des relais de sa vision de la bonne gouvernance et des acteurs de premier plan dans la mise en œuvre et la vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028.
JDW

