Gestion des provinces en état de siège en RDC : Julien Paluku partage son expérience avec les auditeurs du CHESD

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a partagé son expertise en matière de décentralisation et de gestion des conflits avec les auditeurs de la 11e session du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), lors d’une intervention tenue mardi 21 avril 2026 dans la capitale congolaise. Cette communication s’inscrivait dans le cadre du module consacré à la « gestion d’une province en état de siège en République démocratique du Congo », un thème au cœur des enjeux sécuritaires et institutionnels actuels du pays.

Fort de son expérience de douze années à la tête du Nord-Kivu, l’ancien gouverneur a livré une analyse nourrie de pratiques concrètes et d’enseignements tirés de la gestion d’une province confrontée à des crises sécuritaires récurrentes. Aujourd’hui membre du gouvernement, Julien Paluku Kahongya capitalise ce parcours pour éclairer les politiques publiques en matière de gouvernance territoriale.

Devant un auditoire composé de futurs cadres civils et militaires, il a détaillé le fonctionnement institutionnel d’une province, en distinguant les mécanismes en période normale de ceux appliqués sous régime d’état de siège.

Nord-Kivu et Ituri comme cas d’école

S’appuyant sur les exemples du Nord-Kivu et de l’Ituri, deux provinces actuellement sous état de siège, le ministre a mis en lumière les réalités complexes de ce dispositif exceptionnel. Il a notamment évoqué les défis liés à la coordination entre autorités civiles et militaires, à la continuité de l’action publique et à l’efficacité administrative dans un contexte marqué par l’insécurité.

Son intervention a également abordé les mutations institutionnelles induites par ce régime, ainsi que les ajustements nécessaires pour garantir une gouvernance adaptée aux exigences sécuritaires.

Réflexion stratégique et échanges interactifs

La séance a été marquée par des échanges soutenus entre le conférencier et les auditeurs du CHESD. Les questions et contributions des participants ont permis d’approfondir les problématiques liées à la gestion des territoires en crise et d’enrichir la réflexion stratégique.

Ce dialogue a mis en évidence l’importance du partage d’expériences entre responsables publics et futurs décideurs, dans un contexte où les défis sécuritaires exigent des réponses à la fois pragmatiques et innovantes.

Un enjeu de formation et de gouvernance

Au terme de la session, les participants ont salué la pertinence des enseignements dispensés, soulignant l’intérêt de telles interactions pour le renforcement des capacités nationales.

À travers cette intervention, le CHESD confirme son rôle de creuset de formation stratégique, tandis que l’apport d’experts issus des institutions publiques contribue à améliorer la compréhension et la gestion des crises complexes en République démocratique du Congo.

JDW

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