Commerce extérieur : Julien Paluku met le turbo après un séjour très animé à Washington

À peine rentré des Assemblées de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a enchaîné une série d’activités stratégiques à Kinshasa, traduisant une volonté d’accélérer la mise en œuvre des réformes et des partenariats économiques engagés à l’international.

Partenariats relancés et cap sur l’intégration régionale

Dès le 20 avril, le ministre congolais a reçu le directeur général de TradeMark Africa, David Beer, pour consolider un partenariat jugé clé dans la transformation du commerce extérieur de la RDC. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges initiés à Yaoundé, en marge de la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce.

Au centre des discussions : la relance des engagements avec les administrations publiques et les acteurs privés, la modernisation des infrastructures commerciales et l’accélération de la digitalisation des procédures douanières.

Parmi les projets phares figurent l’opérationnalisation du poste frontalier à arrêt unique de Mahagi, la modernisation du port de Kasenyi et le déploiement de solutions numériques pour fluidifier les échanges.

Le renforcement du Régime commercial simplifié (RECOS), destiné à soutenir les petits commerçants transfrontaliers, a également été mis en avant dans une logique de commerce plus inclusif.

Autre point saillant : l’intégration du corridor de Lobito comme levier structurant pour l’intégration économique régionale, un dossier au cœur des discussions récentes à Washington.

RDC-Zambie : commerce, sécurité et lutte contre la fraude

Dans la foulée de cette journée trépidante, Julien Paluku Kahongya a tenu une réunion stratégique avec son homologue zambien, Chipoka Mulenga, ministre du Commerce et de l’Industrie.

Les deux parties ont procédé à une évaluation de l’accord commercial bilatéral en cours, dont la ratification parlementaire est attendue pour structurer durablement les échanges entre les deux pays.

Les discussions ont également porté sur la mise en place de mécanismes visant à accroître les flux commerciaux formels, réduire la fraude et lutter contre les pratiques de dumping. Dans cette optique, la modernisation et la digitalisation du poste frontalier de Kasumbalesa ont été identifiées comme des priorités opérationnelles.

Au-delà des échanges commerciaux, Kinshasa et Lusaka ont mis l’accent sur les enjeux agricoles, notamment l’approvisionnement en fertilisants et en semences. Ces intrants sont considérés comme essentiels pour soutenir le plan de développement agricole congolais et renforcer la sécurité alimentaire.

Une dynamique post-Washington tournée vers l’action

À travers cette série d’initiatives, le ministre congolais du Commerce extérieur imprime un rythme soutenu à son agenda, avec une priorité claire : traduire en actions concrètes les engagements pris sur la scène internationale.

De Washington à Kinshasa, la stratégie reste constante : moderniser les infrastructures, fluidifier les échanges, renforcer les partenariats et positionner la RDC comme un acteur central du commerce régional et continental.

JDW

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