Kananga : John Banza sur les traces des grands chantiers

Ancienne « capitale rêvée » du Congo sous l’époque coloniale, la ville de Kananga a retrouvé, le temps d’un séjour de travail à haute intensité, son statut de centre stratégique. À quelques heures de l’arrivée du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, arrivé enfin lundi, notamment pour l’inauguration de la flambant neuve Université de Kananga (UNIKAN), le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a plongé la ville et ses environs dans une véritable effervescence technique et politique.

Acte 1 – “Le Président est en croisade”

Dès son arrivée, dimanche 25 janvier, John Banza Lunda a planté le décor. Face à la presse locale, il n’a pas hésité à saluer le rôle moteur du Chef de l’État dans la relance des infrastructures à travers le pays.

« Le Président est dans une véritable croisade dans le domaine des infrastructures », a martelé le ministre avant d’ajouter : « Il construit le pays dans toutes les 26 provinces. Malgré la guerre, nous allons inaugurer l’année prochaine la 20ᵉ université construite. »

Kananga, naguère bâtie pour devenir la capitale du Congo, n’est pas oubliée. Les grands axes stratégiques — route de l’Espoir Kalamba-Mbuji, Kananga–Mbuji-Mayi, Kananga–Kisangani — ont été cités comme prioritaires.

Sur place, le ministre a aussi insisté : « À Kananga, nous allons nous attaquer aux érosions. Le Président fait réellement ce que la population lui avait demandé. »

Le ton était donc donné : cette mission serait technique, politique, mais surtout déterminée.

Acte 2 – Au cœur de l’UNIKAN : entre urgence et prouesses techniques

À peine les valises posées, John Banza Lunda se rend sur le vaste site de l’Université de Kananga, quartier Katambayi. En prélude à son inauguration par le Chef de l’État, il inspecte les travaux, accompagné d’une impressionnante équipe technique : BTC, OVD, Office des Routes, FONER et le directeur provincial de l’OVD. Et les constats sont clairs.

Une université menacée par deux fronts d’érosion – Une première tête d’érosion dévore progressivement le site UNIKAN et une seconde, apparue sur UNIKAN 2, découle d’une mauvaise gestion des eaux. Deux fronts qui menacent directement les installations flambant neuves du campus.

Des travaux en cours pour sauver l’ouvrage présidentiel – Sans ambage, des travaux d’envergure étaient déjà en cours pour enrayer ces menaces.

Le ministre a, en effet, inspecté un mur de soutènement érigé par SCRP sur UNIKAN 1, le talutage en cours pour freiner la progression des ravines, une plantation programmée pour stabiliser durablement les sols, ainsi que le projet de glissière en cours de réalisation afin de canaliser les eaux vers les futurs collecteurs.

Des instructions fermes – Sur le terrain tout au long de son inspection, le ministre recadre, encourage et averti : Pas de constructions anarchiques autour du campus, protection stricte du système de drainage, accélération de tous les travaux avant l’arrivée du Président.

Et au passage, il exprime sa satisfaction quant à l’implication de l’OVD et au soutien rapide du FONER

« Cet ouvrage est stratégique. Nous allons le sécuriser durablement », a insisté John Banza Lunda.

Kananga avait déjà connu l’architecture ambitieuse de l’époque coloniale. Elle redécouvre désormais un souffle nouveau, entre défense contre les érosions et modernisation urbaine.

Acte 3 – Sur les routes : du tracé stratégique au cœur d’un chantier national

Pour son troisième acte du séjour, le ministre a poursuivi son périple, quittant les pentes ravinées pour rejoindre les grands axes routiers. Une série d’étapes techniques majeures ont structuré la descente.

Jonction Kalamba-Mbuji – RN1 – Inspection du tracé stratégique reliant Kananga aux grandes routes nationales. Un corridor vital pour le désenclavement du Kasaï-Central.

PK5 – Planche d’essai – Contrôle minutieux de la couche de roulement, cette surface décisive qui déterminera l’adhérence et la durabilité de la route.

PK8 – Carrière et usine de bitume – Immersion également dans le cœur industriel :concassage, production du bitume, contrôle de la chaîne d’approvisionnement, etc. Des installations cruciales pour tenir les délais.

Et Base vie de Kalamba Mbuji – Le ministre John Banza a ensuite inspecté la base opérationnelle, véritable cerveau du chantier où s’activent coordination, logistique et équipes techniques.

De dimanche 25 janvier jusqu’à l’arrivée du Chef de l’État, Kananga aura ainsi vibré pendant au rythme d’un agenda ministériel dense, oscillant entre héritage historique, défis techniques et vision présidentielle.

Dans les rues poussiéreuses ou sur les promontoires ravinés, John Banza Lunda a incarné la volonté du gouvernement : rattraper le retard historique, protéger les grandes infrastructures, et relancer les chantiers structurants du centre du pays.

À la veille de l’arrivée du Président, Kananga a montré un visage en transformation, où l’action gouvernementale se mêle au souffle d’une ville longtemps attendante et désormais en reconstruction.

JEK

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