Le Ministère de l’Économie nationale a annoncé le lancement prochain d’un assistant virtuel destiné aux consommateurs, une innovation qui marque une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation et de régulation des marchés en République démocratique du Congo. Cette initiative intervient dans le contexte de la future promulgation de la loi portant protection des consommateurs, considérée comme un texte structurant pour l’assainissement de l’environnement économique.
Selon le communiqué du ministère, cette démarche s’inscrit dans la mission du ministère visant à « sensibiliser la population par la vulgarisation des textes qui encadrent les secteurs régulés de la vie économique » afin d’aider les citoyens à mieux identifier « les pratiques répréhensibles » et à les signaler efficacement.
Un assistant numérique pour informer, orienter et faciliter les plaintes
Le ministère annonce la mise en service imminente d’un assistant virtuel conçu comme un « assistant virtuel destiné à informer les consommateurs sur leurs droits et à faciliter la gestion des plaintes » dans plusieurs secteurs régulés, notamment les banques, les assurances, les télécommunications, le transport aérien, le secteur pharmaceutique, l’alimentation et l’électricité.
Cet outil permettra :
- de guider les consommateurs dans la formulation de leurs plaintes,
- de fournir des informations claires et accessibles sur leurs droits,
- de résumer les textes juridiques en vigueur et,
- d’expliquer les procédures applicables et les délais de traitement.
L’assistant numérique offrira ainsi aux citoyens un accès simplifié à une information fiable et rapidement consultable. Il a été conçu pour « permettre aux citoyens de comprendre leurs droits, d’identifier la nature de leur problème et de connaître les délais de traitement de leurs plaintes ».
Un outil pour améliorer la surveillance du marché
Au-delà du service aux consommateurs, le ministère souligne que les signalements constitués via l’assistant virtuel formeront « la base des données qui permettra de renforcer la surveillance du marché en termes de qualité » et d’identifier les secteurs nécessitant une intervention prioritaire des pouvoirs publics.
Cette fonctionnalité pourrait renforcer l’arsenal gouvernemental dans la lutte contre les abus commerciaux, les pratiques anticoncurrentielles, les produits non conformes ou dangereux, et les services défaillants.
Des bureaux de liaison créés avec les régulateurs
Dans la même dynamique, le Ministère de l’Économie annonce la création de bureaux de liaison entre la Commission de la Concurrence et de la Consommation (COMCO) et les différentes autorités de régulation sectorielles. Objectif : garantir « le meilleur traitement des plaintes déposées par les consommateurs auprès de chaque régulateur ».
Le déploiement complet de ce dispositif national est prévu pour le premier trimestre 2026, avec une coordination interinstitutionnelle renforcée.
Un engagement réaffirmé en faveur de la transparence
À travers ce nouvel outil digital, le ministère entend moderniser sa relation avec les usagers et renforcer la confiance entre les consommateurs, les entreprises et les régulateurs.
Le communiqué conclut en rappelant que : « À travers l’assistant digital, le Ministère de l’Économie nationale réaffirme son engagement à renforcer la transparence, la participation citoyenne et la protection des consommateurs […] afin de garantir le prix juste. »
JDW

