La République démocratique du Congo (RDC) et le Brésil ont renforcé leur alliance environnementale en signant un Mémorandum d’Entente majeur visant à intensifier leur coopération en matière de gestion durable des forêts et de lutte contre le changement climatique. L’accord a été signé ce samedi à Belém par Marie Nyange Ndambo, Ministre congolaise de l’Environnement, et Marina Silva, Ministre brésilienne de l’Environnement.
Ce partenariat inédit unifie les deux plus grands pays forestiers du monde autour d’une ambition commune : protéger les écosystèmes vitaux du bassin du Congo et de l’Amazonie, tout en améliorant le bien-être des communautés locales et des peuples autochtones.

Une alliance stratégique entre les deux “poumons verts” de la planète
Portant la voix de la RDC, Marie Nyange Ndambo a souligné le caractère géopolitique et écologique de cet accord : « L’Amazonie vient de mettre en place un fonds, à travers l’initiative TFFF, pour préserver les forêts tout en œuvrant pour les communautés locales. En tant que deux grands bassins qui régulent le climat au monde, il était normal de faire bloc pour défendre nos intérêts et protéger la planète. »
Par cette déclaration, la Ministre congolaise positionne clairement la RDC comme un acteur central des dynamiques globales de régulation climatique — un message cohérent avec les engagements présentés tout au long de la COP30.
Un cadre de coopération large, technique et orienté résultats
Le Mémorandum d’Entente constitue l’aboutissement d’échanges diplomatiques soutenus, engagés par la RDC pour multiplier les partenariats structurants dans la gouvernance forestière mondiale.
Selon Marina Silva, la coopération portera sur plusieurs axes prioritaires :
- lutte contre les changements climatiques
- protection des forêts et de la biodiversité
- promotion des actions locales
- création de synergies entre climat, nature et développement
- gestion durable des ressources en eau
« Je suis ravie et impatiente de commencer cette collaboration », a déclaré la Ministre brésilienne, saluant le rapprochement des deux mastodontes forestiers.
Une continuité du rapprochement des trois grands bassins forestiers mondiaux
Cet accord s’inscrit dans la dynamique enclenchée au Sommet de l’Amazonie, où les trois bassins tropicaux — Amazonie, Congo, Asie du Sud-Est — ont amorcé un dialogue stratégique pour défendre une approche intégrée de la protection du climat.
Pour la RDC, cette signature renforce son positionnement de pays-solution et confirme la stratégie internationale portée par le Président Félix Antoine Tshisekedi et la ministre Marie Nyange Ndambo : faire reconnaître la valeur écologique de ses forêts, tout en obtenant des partenariats concrets pour leur gestion durable.
JDW

