RDC-Grands Lacs : Christine Coleman dénonce l’idéologie militarisée de Kigali comme cause de l’échec répété des initiatives de paix

Après avoir rappelé, dans la première partie de notre entretien, la mémoire vive des massacres qui ont frappé sa communauté et salué l’hospitalité du peuple congolais envers les réfugiés rwandais, la Révérende Christine Coleman approfondit aujourd’hui son analyse de la crise des Grands Lacs.

Présidente du Mouvement Rwandais pour la Démocratie (MRD), elle dénonce avec force l’idéologie militarisée du régime de Kigali et les échecs répétés des initiatives de paix qui n’ont jamais affronté les causes profondes du conflit. Pour cette survivante des tragédies de 1994 – 1996 au Rwanda puis dans les camps des réfugiés de Goma et plus loin sur la route de Bukavu où elle perdit deux de ses frères tués par les escadrons de Kigali, seule une combinaison de justice, de changement démocratique au Rwanda, de coopération régionale et de sanctions ciblées contre les auteurs de violence pourra ouvrir la voie à une paix véritablement durable.

Dans cette deuxième partie, elle adresse un message clair à la communauté internationale : le rôle des États-Unis, du Qatar et de leaders mondiaux comme Donald Trump peut être décisif, mais la responsabilité morale et historique repose d’abord sur les peuples eux-mêmes.

Plusieurs initiatives de paix ont été menées sans succès durable. Pourquoi ces échecs et que proposez-vous pour une paix pérenne ?

Vous savez, on ne guérit pas une maladie en ne traitant que les symptômes. Pour comprendre pourquoi toutes les initiatives de paix ont échoué jusqu’ici, il faut s’attaquer aux causes profondes de la crise qui secoue la région des Grands Lacs depuis plus de trente ans.

Les causes profondes : une idéologie hégémonique et une dictature militarisée

Le cœur du problème, c’est l’idéologie expansionniste et hégémonique portée par le régime de Paul Kagame et son Front Patriotique Rwandais (FPR) depuis l’attaque de 1990. Dès son arrivée au pouvoir en 1994, le FPR a installé un système basé sur :

  • La dictature interne : répression totale de l’opposition, contrôle absolu des médias, arrestations arbitraires, assassinats ciblés, emprisonnement des voix dissidentes, et exil forcé de milliers de Rwandais.
  • La guerre comme stratégie de survie politique : chaque fois que le régime se sent menacé à l’intérieur, il exporte les conflits à l’extérieur — en RDC, au Burundi, et même au-delà — afin de détourner l’attention, d’entretenir une peur permanente et de se présenter comme “indispensable” aux yeux de la communauté internationale.
  • Le pillage des ressources régionales : l’exploitation illégale des minerais stratégiques de la RDC finance la survie du système et les réseaux armés sous contrôle de Kigali.

Cette idéologie a plongé toute la région dans un cycle sans fin de guerres, massacres, déplacements de populations et crises humanitaires.

Un régime qui déstabilise toute la région

Le régime de Kigali a transformé les Grands Lacs en champ de manœuvre géopolitique :

  • En RDC, le soutien au M23 et à d’autres groupes armés a causé des millions de morts, des violences sexuelles massives et le pillage systématique des ressources naturelles.
  • Au Burundi, Kigali a planifié le coup d’État de 2015 et continue de financer des groupes terroristes comme RED-TABARA, responsables d’attaques sanglantes et de déplacements forcés de civils.
  • Avec l’Ouganda, les tensions ont été si graves que les deux pays ont fermé leurs frontières pendant plusieurs mois, après des accusations mutuelles d’espionnage et de soutien à des rebelles.
  • Avec la Tanzanie, les relations diplomatiques se sont aussi dégradées, entraînant la fermeture temporaire des frontières.

Aujourd’hui, presque tous les voisins du Rwanda ont été affectés par la politique de Kigali. Et pourtant, malgré ces crises, le peuple rwandais lui-même est la première victime : absence de libertés, pauvreté masquée par une façade de croissance et climat de peur permanent.

Pourquoi les initiatives de paix ont échoué

Depuis plus de vingt ans, de nombreuses conférences, accords et dialogues ont été organisés : Lusaka, Sun City, Nairobi, Luanda, Addis-Abeba… Mais aucune de ces initiatives n’a apporté une paix durable. Pourquoi ?

  • Parce qu’elles ont souvent traité les symptômes, pas les causes profondes.
  • Parce qu’elles ont évité de nommer les vrais responsables de la déstabilisation régionale.
  • Parce qu’elles ont négligé la voix des peuples directement affectés : les Congolais, les Rwandais, les Burundais, les Ougandais et les Tanzaniens.
  • Parce que l’impunité règne : les crimes documentés, y compris ceux mentionnés dans le Rapport Mapping de l’ONU (2010), n’ont jamais été jugés, alors même que ce rapport décrit des faits qui pourraient être qualifiés de crimes de génocide.

Tant que les auteurs et commanditaires des crimes commis dans la région ne seront pas tenus pour responsables, il ne peut pas y avoir de paix durable.

Notre vision pour une paix durable

La paix dans la région des Grands Lacs n’est pas impossible. Mais pour y parvenir, il faut :

1. Restaurer la vérité et la justice

  • Appliquer les recommandations du Rapport Mapping.
  • Créer un tribunal international spécial pour juger les crimes commis en RDC et dans la région.
  • Garantir la fin de l’impunité, quels que soient les responsables.

2. Œuvrer à un changement démocratique au Rwanda

Le MRD, que je préside, travaille pour un avenir démocratique au Rwanda, où le peuple pourra choisir librement ses dirigeants. La fin du régime actuel ouvrirait la voie à :

  • la réconciliation nationale,
  • la libération des prisonniers politiques,
  • la réouverture de l’espace médiatique et politique,
  • et la fin de l’utilisation des guerres comme instrument de pouvoir.

3. Construire une coopération régionale solide

La RDC, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie doivent unir leurs forces pour :

  • désarmer les groupes armés et couper leurs financements,
  • instaurer des mécanismes de sécurité régionale,
  • développer une traçabilité stricte des minerais afin que les ressources profitent enfin aux populations locales.

4. Relancer le développement et créer des emplois

La stabilité durable passe aussi par une économie de paix. Nos peuples doivent :

  • investir dans les infrastructures transfrontalières,
  • créer des opportunités d’emploi pour les jeunes,
  • stimuler les échanges commerciaux légaux,
  • et transformer la richesse de nos sous-sols en prospérité partagée.

Un appel à l’unité des peuples

Comme l’a rappelé récemment le Président Félix Tshisekedi, “le peuple rwandais est le premier victime du régime de Kigali”. Cette vérité doit nous unir : les Rwandais et les Congolais ne sont pas ennemis. Nos peuples ont vécu ensemble, commercent ensemble, prient ensemble et partagent des familles. Nos intérêts sont communs : la paix, la liberté et le développement.

C’est pourquoi j’appelle à une alliance entre nos peuples. Ensemble, nous pouvons mettre fin aux politiques de déstabilisation, briser le cycle de la violence, instaurer une véritable démocratie au Rwanda et construire un avenir de prospérité commune pour toute la région des Grands Lacs.

Le MRD s’engage pleinement dans ce combat. Nous portons la voix des Rwandais réduits au silence et nous travaillons avec nos frères et sœurs congolais, burundais, ougandais et tanzaniens pour rendre possible une paix durable, une coopération mutuellement bénéfique et un développement partagé.

Quel est votre point de vue sur la médiation menée aujourd’hui par les États-Unis et le Qatar, et quelles chances de réussite lui accordez-vous ?

Je tiens d’abord à saluer les efforts du Président Donald Trump. Pour la première fois depuis plus de trente ans, nous avons un président américain qui prend réellement au sérieux la question de la région des Grands Lacs. Contrairement à ses prédécesseurs, le Président Trump a compris que le drame qui se joue ici n’est pas un conflit ethnique, mais le résultat d’une stratégie délibérée d’instabilité et de pillage, menée par un régime qui se maintient au pouvoir par la guerre permanente. Sa détermination à ramener la paix est une lueur d’espoir pour des millions de familles congolaises, rwandaises et burundaises.

Mais en même temps, nous devons être lucides : aucune paix durable ne viendra tant que nous ne changeons pas notre manière de lutter. Je veux lancer un message au peuple congolais et à son gouvernement : ne tombez pas dans le même piège que le Rwanda avant 1994.

Le tyran de Kigali, Paul Kagame, n’a jamais cru à la négociation. L’histoire nous l’a montré : en 1994, alors qu’il participait aux Accords d’Arusha pour la paix, il a fait abattre l’avion qui transportait les présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi, plongeant toute la région dans l’une des plus grandes tragédies humaines du siècle.

Aujourd’hui, il utilise exactement la même stratégie : signer des accords pour gagner du temps. Regardez les Accords de Nairobi, de Luanda et même les discussions d’Addis-Abeba : pendant que le monde parle de paix, Goma et Bukavu sont tombées sous contrôle des forces du M23 soutenues par Kigali. Et aujourd’hui encore, au Sud-Kivu, les RDF (Forces de Défense du Rwanda) continuent les combats malgré les négociations en cours.

Rien ne changera avec ce régime. Paul Kagame ne cessera jamais de se battre parce que la guerre est son seul moyen de survie et de maintien au pouvoir. Croire qu’il respectera un accord, c’est ignorer trente ans d’histoire sanglante.

L’espoir avec le Président Trump, mais la responsabilité est la nôtre

Je crois que cette fois-ci, avec le Président Donald Trump, les choses peuvent changer. Il a montré une détermination inédite pour résoudre la crise, restaurer la paix et mettre fin à la souffrance des millions de personnes dans la région des Grands Lacs. Mais nous devons être clairs : l’essentiel de la responsabilité repose sur nous, les peuples de la région.

Nous avons une obligation morale et historique de travailler ensemble — Congolais, Burundais, Rwandais, Ougandais, Tanzaniens — parce que nous faisons face à un ennemi commun. La menace posée par le régime de Kigali ne vise pas seulement la RDC ou le Burundi : c’est toute la région qui est prise en otage, et même l’Afrique entière.

Les conditions d’une médiation crédible et efficace

Je salue toute initiative sincère de médiation, mais pour réussir, elle doit :

  • Poser des lignes rouges claires : protection des civils, accès humanitaire, arrêt immédiat des soutiens directs et indirects aux groupes armés.
  • S’appuyer sur des leviers concrets : sanctions ciblées contre les responsables, conditionnalité stricte de l’aide internationale, mécanismes de vérification indépendants.
  • Donner une voix aux populations locales : les communautés affectées, les Églises, les chefs traditionnels, les femmes, les jeunes et la société civile doivent être au centre du processus.

Sans ces garanties, nous risquons de reproduire les mêmes erreurs : signer des accords qui ne sont jamais appliqués, pendant que les agressions continuent et que les peuples continuent de souffrir.

Aujourd’hui, je suis convaincue que l’histoire nous appelle à un sursaut collectif. Si nous, peuples des Grands Lacs, unissons nos forces et nos voix, nous pouvons mettre fin à cette tragédie, construire une paix durable, rétablir la coopération entre nos nations, développer notre économie régionale et offrir un avenir de dignité et d’espoir à nos enfants.

Vous êtes l’une des voix influentes qui soutiennent Donald Trump. Quel message adresseriez-vous à lui, aux Américains et aux personnalités influentes du monde pour ramener la paix dans les Grands Lacs ?

Je salue d’abord le Président Donald Trump pour son courage et sa vision.
Il est le premier président américain depuis plus de trente ans à prendre au sérieux la crise dans la région des Grands Lacs. Contrairement à ses prédécesseurs, il a compris que ce qui se passe ici n’est pas un simple conflit ethnique, mais le résultat d’une stratégie délibérée d’instabilité, d’expansion et de pillage, menée par le régime de Kigali sous Paul Kagame.

Je crois profondément que sous son leadership, nous avons une opportunité historique : celle de mettre fin à des décennies de souffrances, de rendre justice aux victimes innocentes et de restaurer la paix durablement dans notre région. Mais cela ne sera possible que si les États-Unis, la communauté internationale et les peuples de la région agissent avec fermeté et détermination.

1. Appeler à des sanctions fortes et ciblées contre Kigali

Je demande au Président Trump, au Congrès américain, à l’Union européenne, à l’Union africaine et à l’ONU d’imposer immédiatement des sanctions ciblées contre le régime de Kigali et ses réseaux.
Il faut :

  • Sanctionner individuellement les responsables politiques, militaires et financiers qui soutiennent le M23, RED-TABARA et d’autres groupes armés.
  • Geler les avoirs financiers et interdire les déplacements des commanditaires identifiés.
  • Suspendre toute aide militaire et coopération sécuritaire avec Kigali tant que ce régime continue d’agresser la RDC et de déstabiliser le Burundi.
  • Mettre une pression diplomatique et économique accrue pour contraindre Kigali à retirer ses troupes de la RDC et à cesser ses ingérences.

2. Exiger la justice pour les victimes innocentes

On ne peut pas parler de paix sans justice.
Depuis trois décennies, des millions d’innocents — Congolais, Rwandais, Burundais — ont été victimes de massacres, de viols, de déplacements forcés et de crimes contre l’humanité.

Le Rapport Mapping de l’ONU (2010) a documenté plus de 600 incidents majeurs commis en RDC entre 1993 et 2003, dont certains pourraient être qualifiés de crimes de génocide. Pourtant, l’impunité règne.

Je demande :

  • La mise en œuvre effective des recommandations du Rapport Mapping.
  • La création d’un tribunal pénal international spécial pour juger les crimes commis en RDC et dans la région des Grands Lacs.
  • Des enquêtes indépendantes sur les massacres des réfugiés rwandais, des civils congolais et des Burundais innocents.
  • La reconnaissance de la souffrance des victimes et des réparations pour les familles.

3. Soutenir les efforts de changement démocratique au Rwanda

Tant que le régime du FPR reste au pouvoir, la paix durable sera impossible.
Le problème n’est pas le peuple rwandais — qui est la première victime de ce système autoritaire — mais le régime de Kigali, qui se maintient par :

  • la répression des opposants politiques,
  • le contrôle total des médias,
  • l’utilisation de la guerre et de la peur comme outils de survie.

Je demande à la communauté internationale de soutenir activement le changement démocratique au Rwanda :

  • Libération immédiate des prisonniers politiques et d’opinion.
  • Réouverture de l’espace politique et médiatique pour que les Rwandais puissent s’exprimer librement.
  • Organisation d’élections libres, inclusives et transparentes, sous supervision internationale.
  • Soutien à une transition pacifique et inclusive pour bâtir un Rwanda réconcilié et stable.

4. Contrôler la traçabilité des ressources et assécher les financements de la guerre

Nos guerres sont alimentées par le pillage massif des minerais stratégiques de la RDC : coltan, cobalt, or, étain
Je demande :

  • Une traçabilité stricte de toutes les ressources exploitées dans la région.
  • Des audits indépendants pour les entreprises qui achètent ou exploitent ces minerais.
  • Des sanctions contre les sociétés et les réseaux financiers qui financent les groupes armés.
  • La création d’un mécanisme régional transparent pour que ces richesses profitent enfin aux populations locales.

5. L’unité des peuples : une obligation morale et historique

Je veux le redire avec force : les Congolais, les Rwandais, les Burundais, les Ougandais et les Tanzaniens ne sont pas ennemis.
Nos peuples partagent une histoire commune, des liens familiaux et un destin collectif.
Le véritable ennemi, c’est l’idéologie expansionniste et la stratégie de guerre permanente du régime de Kigali.

Nous devons nous unir pour :

  • Défendre la souveraineté de nos nations.
  • Protéger nos populations des massacres et des déplacements forcés.
  • Construire une région stable, prospère et pacifique.

Le Président Donald Trump peut jouer un rôle crucial pour accélérer ce processus, mais la responsabilité première nous appartient :

Nous, peuples des Grands Lacs, avons l’obligation morale et historique de travailler ensemble pour mettre fin à cette tragédie et bâtir un avenir de paix, de dignité et de développement partagé.

Message d’espoir, d’unité et de bénédiction

Je voudrais, en terminant, adresser un message d’espoir et d’unité à tous les peuples de notre région des Grands Lacs.
Nous avons traversé des décennies de souffrances, de guerres et d’injustices, mais je crois profondément que notre avenir peut être différent.

J’appelle nos frères et sœurs congolais, burundais, ougandais, tanzaniens et rwandais à s’unir pour mettre fin à cette tragédie qui nous divise.
J’appelle particulièrement les Rwandais, à l’intérieur et dans la diaspora, à se rassembler, à dépasser nos différences et à œuvrer ensemble pour mettre fin à ce régime dictatorial qui nous prive de notre liberté et plonge toute la région dans l’instabilité.
Le Rwanda a besoin de retrouver son âme, de reconstruire une véritable République, basée sur la liberté, la justice et la dignité humaine.

Je veux aussi remercier profondément le peuple congolais pour son courage, sa résilience et son hospitalité historique. Depuis 1994, alors que des millions de réfugiés rwandais fuyaient la guerre, la RDC nous a ouvert ses bras et nous a offert abri, nourriture et humanité. Je n’oublierai jamais cela.

Je rends hommage au leadership de la RDC et à son engagement courageux pour défendre la souveraineté nationale, ainsi qu’aux Wazalendo congolais pour leur résistance héroïque face à l’agression. Votre courage inspire toute la région.

Je souhaite exprimer ma solidarité profonde et mes condoléances les plus sincères à toutes les familles congolaises, rwandaises et burundaises qui ont perdu des êtres chers, qui vivent les déplacements forcés ou subissent les conséquences des violences. Je porte vos souffrances dans mes prières.

Aujourd’hui, nous avons une obligation morale et historique : travailler ensemble pour construire une région libre, stable et prospère.
Nous avons besoin les uns des autres : Congolais, Rwandais, Burundais, Ougandais, Tanzaniens.
Nous avons un ennemi commun : un système qui se nourrit de la guerre et de la division. Mais unis, nous avons la force de le vaincre.

Bénédiction pastorale

“Que Dieu bénisse le peuple congolais, le peuple rwandais, le peuple burundais, et tous les peuples de la région des Grands Lacs.
Que Dieu accorde sa sagesse et son courage à nos dirigeants, qu’Il fortifie les familles qui souffrent, et qu’Il guide nos pas vers la réconciliation, la paix et la prospérité.
Que la lumière de la justice brille enfin sur nos nations.
Et que notre unité devienne notre plus grande force.”

Je remercie également le journal Congo Guardian et vous, Monsieur Jonas, pour m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer auprès de vos lecteurs.
Je remercie le peuple congolais pour son écoute, son courage et sa solidarité.
Je prie pour que cette interview contribue à éveiller les consciences et à renforcer notre détermination collective à bâtir un avenir meilleur pour nos enfants et les générations futures.

Propos recueillis par Jonas Eugène Kota

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