RDC : Le BUREC, parti de Julien Paluku, prépare la rentrée politique

Le mois de septembre, traditionnellement marqué dans le monde démocratique par la rentrée politique, est une période clé pour les acteurs politiques congolais. C’est dans ce cadre que le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo (BUREC), parti politique dirigé par Julien Paluku Kahongya, a réuni sa Direction politique le mercredi 3 septembre 2025. Cette rencontre, qui précède également la rentrée parlementaire prévue pour le 15 septembre, a permis de dresser un état des lieux de la vie du parti et d’élaborer des orientations stratégiques.

Parmi les points abordés : la santé du BUREC, les rapports issus des vacances parlementaires, la situation préoccupante des cadres du parti déplacés par les conflits armés, la rentrée scolaire dans les zones encore occupées, ainsi que le renforcement de l’implantation du parti à travers le pays. L’autorité morale, Julien Paluku, a profité de l’occasion pour présenter une notice retraçant ses 35 ans de carrière politique, amorcée en 1990. Il y met en avant des valeurs cardinales telles que le patriotisme, l’endurance, la persévérance, la citoyenneté et la loyauté, annonçant la publication prochaine d’une autobiographie résumant ce parcours.

Une lecture politologique du congrès de l’USN par Julien Paluku

Julien Paluku, membre du présidium de l’Union Sacrée de la Nation (USN), a également livré son analyse du congrès tenu le 30 août 2025 à Kinshasa, et auquel il a pris part. Pour l’ancien gouverneur du Nord-Kivu, ce rendez-vous politique illustre la volonté du Président Félix-Antoine Tshisekedi de doter la RDC d’un véritable système politique, dépassant les simples cadres constitutionnels pour intégrer les dynamiques institutionnelles et partisanes. L’USN, née en 2020, vise à mettre fin aux logiques d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique congolaise et à créer une plateforme fédératrice, inspirée des expériences réussies d’Afrique du Sud et de Tanzanie, estime Julien Paluku.

Cette vision, poursuit-il, ambitionne de consolider un “système Fatshi” reposant sur des valeurs républicaines, une gouvernance moralement intègre et une vision de long terme pour des secteurs stratégiques tels que la sécurité, l’économie et les infrastructures. Le congrès apparaît dès lors comme une étape majeure de la construction d’un modèle politique congolais “tropicalisé”, capable de sortir le pays du “syndrome du recommencement” et de renforcer sa stabilité institutionnelle. Julien Paluku y voit une opportunité d’unir les forces politiques autour d’un projet national durable et inclusif.

JDW

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