Depuis les États-Unis, le pasteur Travis Johnson, figure influente du Bureau de la Foi de la Maison-Blanche, appelle à une mobilisation spirituelle mondiale pour honorer la mémoire des soldats congolais tombés au front.

Washington tend les mains vers Kinshasa, non pas par la force des armes, mais par celle de la foi. Depuis son pays natal, le pasteur américain Travis Johnson, figure montante du leadership spirituel aux États-Unis, a lancé un vibrant appel à la prière pour les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC). « Voudriez-vous vous joindre à moi dans la prière pour les familles en deuil des soldats de la RDC qui ont payé le prix ultime au service de leur nation ? » a-t-il exhorté, sa voix traversant les frontières comme un chant de compassion universelle.
Cet appel résonne alors que Kinshasa a vécu, hier, une journée de recueillement national en hommage au général Peter Cirimwami et au colonel Alexis Rugabisha, deux officiers supérieurs tombés au front en janvier et février, victimes de la guerre acharnée qui ravage l’Est du pays. Drapés du drapeau tricolore, leurs cercueils ont été portés avec solennité devant un président Félix Tshisekedi grave et déterminé, qui a tenu à réconforter les familles endeuillées.
Une croisade spirituelle pour la RDC
Pour Travis Johnson, cette cérémonie dépasse les symboles militaires : elle porte en elle le cri d’une nation meurtrie et la nécessité d’un élan international de solidarité. « Continueriez-vous à prier pour la paix en RDC ? Voulez-vous également prier pour qu’un mouvement souverain et puissant du Saint-Esprit de Dieu repose sur la nation entière aujourd’hui alors que le peuple s’est arrêté pour rendre hommage à ces deux hommes ? » a-t-il lancé, insistant sur l’urgence d’un réveil moral face au drame humanitaire.
Membre influent du Bureau de la Foi à la Maison-Blanche, Travis Johnson s’est imposé ces dernières années comme l’un des plus fervents soutiens de la RDC sur la scène internationale. En juillet 2025, il conduisait une délégation de pasteurs américains à Kinshasa dans le cadre d’une initiative de diplomatie religieuse portée par le président Tshisekedi et pilotée par son ambassadeur itinérant, Antoine Ghonda Mangalibi.
Un combat global contre le génocide
À travers ses actions, le pasteur veut donner une voix aux victimes de la guerre à l’Est, où les violences ont atteint un niveau que Kinshasa qualifie de génocidaire. Il est à l’origine d’une pétition mondiale visant à récolter un million de signatures pour dénoncer et faire cesser ce qu’il appelle « l’agonie silencieuse de la RDC ».
Sa démarche spirituelle se double d’une volonté politique : mobiliser la conscience collective internationale pour soutenir la vérité, la justice et la paix dans les Grands Lacs. Et en ce jour d’hommage aux héros tombés, son appel sonne comme un rappel : l’avenir de la RDC ne se joue pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans le cœur des nations.
Jonas Eugène Kota

