Mbuji-Mayi : l’État injecte 2 500 tonnes de farine de maïs par mois pour enrayer la flambée des prix

Face à la forte hausse du prix de la farine de maïs dans la province du Kasaï Oriental, le gouvernement congolais a lancé une opération de stabilisation du marché à travers la mise à disposition de farine de maïs subventionnée. Cette intervention vise à préserver le pouvoir d’achat des ménages et à contenir les tensions inflationnistes sur un produit de consommation courante.

Selon les données du ministère de l’Économie nationale, relayées par le dispositif de suivi des prix TALO, le prix de la mesurette de farine de maïs, appelée localement « méka », a connu une augmentation significative ces dernières semaines. Vendue habituellement entre 2 500 et 3 000 francs congolais, elle avait atteint jusqu’à 5 000 francs congolais sur certains marchés de Mbuji-Mayi.

Pour répondre à cette situation, le gouvernement, par l’intermédiaire du Fonds de régulation économique (FOREC), a conclu le 8 octobre un accord avec des industriels locaux afin d’assurer un approvisionnement régulier du marché. L’objectif affiché est de mettre progressivement à disposition 2 500 tonnes de farine de maïs par mois, particulièrement durant la période de soudure, traditionnellement marquée par des tensions sur les disponibilités alimentaires.

Les premières livraisons ont déjà commencé. Un lot de plus de 7 500 sacs de 25 kilogrammes, transporté par cinq camions, est arrivé à Mbuji-Mayi le 22 octobre. La commercialisation a démarré deux jours plus tard au prix subventionné de 20 000 francs congolais le sac de 25 kg, dans des points de vente spécialement aménagés.

D’après les premières observations des autorités, l’arrivée de cette nouvelle offre a déjà contribué à une détente des prix sur les marchés locaux. Les autorités provinciales ont été chargées de veiller au respect des tarifs fixés et de lutter contre les pratiques spéculatives susceptibles de compromettre l’efficacité de la mesure.

Le gouvernement prévoit également l’ouverture de nouveaux points de vente dans différents quartiers de la ville ainsi que de prochaines livraisons afin de maintenir un niveau suffisant de stocks. Cette stratégie s’inscrit dans une politique plus large de sécurisation de l’approvisionnement des marchés et de protection des consommateurs face aux fluctuations excessives des prix.

À travers cette opération, les autorités congolaises entendent envoyer un signal fort sur leur volonté d’intervenir lorsque les produits alimentaires de première nécessité deviennent inaccessibles à une partie importante de la population, dans un contexte où la question du coût de la vie demeure une préoccupation majeure pour les ménages.

JDW

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