Le projet de modernisation des routes nationales RN41 et RN20, reliant Kananga à Ilebo sur un linéaire de 380 kilomètres, franchit une nouvelle étape. Sur instruction du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, une réunion stratégique s’est tenue ce jeudi entre l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) et la firme égyptienne Arab Contractors, récemment engagée dans ce chantier d’envergure.
Conduite par le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, assisté de son adjoint Jean-Claude Mido Mbuete, la séance de travail a permis de poser les bases opérationnelles du projet, en présence du directeur général adjoint d’Arab Contractors. Au cœur des échanges : la clarification des rôles et responsabilités des différentes parties prenantes dans la mise en œuvre de cette infrastructure jugée structurante pour le Grand Kasaï.

S’étendant de Kananga, dans la province du Kasaï Central, jusqu’à Ilebo, dans le Kasaï, en passant par Demba, Tshibumbula et Mweka, cet axe routier est appelé à jouer un rôle clé dans le désenclavement de la région. Il vise notamment à fluidifier les échanges économiques, renforcer l’intégration nationale et connecter l’espace kasaïen au corridor fluvial du fleuve Congo via le port d’Ilebo.
Selon le schéma arrêté, le ministère des Infrastructures assurera le pilotage stratégique du projet, en charge de la coordination institutionnelle, de la validation des orientations majeures et de la sécurisation administrative et réglementaire.
De son côté, la firme Arab Contractors interviendra en étroite collaboration avec l’ACGT pour la réalisation des études techniques de faisabilité, la proposition de solutions d’ingénierie adaptées aux réalités du terrain et la contribution à la structuration financière du projet, dans une approche intégrée de type EPC+F.
L’ACGT, pour sa part, jouera un rôle central dans l’encadrement technique : définition des termes de référence, validation des options d’ingénierie, suivi de la structuration du projet et garantie du respect des normes, tout en veillant à la protection des intérêts de l’État congolais.
Dans la continuité de cette dynamique, une mission d’ingénieurs de l’ACGT est attendue dès le vendredi 17 avril à Ilebo pour lancer des études complémentaires, notamment en vue de la modernisation de l’aérodrome local, infrastructure essentielle pour renforcer l’accessibilité de cette zone stratégique.
Avec ce projet, les autorités congolaises entendent accélérer la transformation des infrastructures de transport dans l’espace kasaïen, longtemps confronté à des difficultés d’accès, et en faire un levier de développement économique et d’intégration territoriale.
JEK

