À la tête de la Caisse d’épargne du Congo (Cadeco SA), doyenne des institutions bancaires publiques de la République démocratique du Congo, Célestin Mukeba Muntuabu n’a pas opté pour la facilité. Là où tant d’autres auraient choisi une gestion d’attente, il a engagé une transformation de fond, presque chirurgicale, d’une institution trop longtemps figée dans les routines d’un autre âge.
Son pari ? Faire de la digitalisation non pas un slogan, mais un outil de rupture. Une ligne de front.
Digitaliser pour assainir : le pari d’un réformateur
En débarquant à la CADECO SA, Célestin Mukeba n’a pas cherché à moderniser pour moderniser. Il a d’emblée compris que la survie et le redressement de la banque passaient par un changement culturel radical.
L’ère des registres manuels, de la comptabilité opaque et des procédures labyrinthiques a laissé place à un système intégré où chaque transaction, chaque mouvement, chaque franc circule dans un environnement numérique sécurisé.
Fini donc les zones grises. Fini les ouvertures discrètes dans lesquelles se glissaient détournements et prédations chroniques. La digitalisation est devenue un rempart, une architecture de protection.
En verrouillant les processus, le DqG Mukeba referme les brèches par lesquelles s’échappaient des ressources censées irriguer les projets publics.
Pour dire court : une révolution silencieuse, mais implacable
Les résistances d’un ancien monde : le choc des visions
Toute réforme profonde se heurte à des forces contraires. Celle de la Cadeco n’y échappe pas. Car dans un pays où certaines habitudes ont la peau dure, la transparence n’est pas seulement une innovation : c’est une menace.
En apportant la lumière de la data dans les zones d’ombre de la gestion financière, Mukeba a réveillé les réflexes de conservation d’un système qui vivait de ses failles. Des cris, des résistances, des attaques parfois frontales : autant de signaux qui montrent que la réforme touche juste et fait mouche.
Pour une frange nostalgique des anciennes pratiques, la traçabilité est un danger, non une opportunité. Ceux qui percevaient la CADECO SA comme un butin à partager plutôt qu’un outil d’intérêt public voient désormais un Directeur général leur couper l’accès aux tuyaux.
Et ce verrou numérique leur est insupportable. Mais loin d’être intimidée, la direction assume.
Cette hostilité confirme même la pertinence du chantier engagé : si le système archaïque s’agite, c’est parce que les portes du pillage se referment.
Une banque publique de nouvelle génération : le Congo avance
Célestin Mukeba Muntuabu n’entend pas se laisser distraire. Sa feuille de route est claire : ancrer la CADECO SA dans le XXIᵉ siècle, et en faire un acteur majeur de la souveraineté financière congolaise.
La digitalisation n’est pas qu’un outil technique ; elle devient un levier stratégique.
En dotant l’État d’une banque publique performante, traçable et robuste, le DG Célestin Mukeba renforce les capacités de mobilisation des recettes au service des grands projets impulsés par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Les résultats, eux, commencent à parler d’eux-mêmes :
- Des performances opérationnelles en hausse,
- Des délais réduits,
- Des comptes assainis,
- Une transparence que l’on croyait longtemps impossible.
La CADECO SA sort ainsi de l’image d’un coffre percé pour se hisser au rang des institutions publiques qui inspirent confiance. Une renaissance qui porte la marque d’un manager convaincu que l’avenir du Congo ne se construira ni dans les registres poussiéreux, ni dans les marges de l’opacité, mais dans l’intégrité et la rigueur technologique.
Jonas Eugène Kota

