RDC–Japon : la JICA mise sur le Grand Inga et diversifie son appui aux réformes structurelles

La République démocratique du Congo (RDC) et le Japon consolident leur coopération autour de projets stratégiques jugés déterminants pour la transformation structurelle du pays. La Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka a reçu lundi une délégation de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), conduite par son vice-président Kawamura Kenichi, pour une série de discussions axées sur l’énergie, l’environnement, la santé et la sécurité.

Le Grand Inga, priorité partagée

Au cœur des échanges : le projet Grand Inga, méga-barrage hydroélectrique appelé à devenir l’un des plus vastes au monde. Pour Tokyo, il s’agit d’un projet emblématique, porteur d’opportunités à la fois pour la RDC et pour la transition énergétique africaine. « Les raisons de ma visite en RDC sont d’abord liées aux projets du Grand Inga, de l’environnement et à plusieurs autres projets qui lient la RDC et le Japon », a déclaré Kawamura Kenichi.

Selon lui, les discussions en cours avec les parties prenantes constituent une étape préalable incontournable pour sécuriser la faisabilité et l’efficacité de l’investissement.

Un partenariat au-delà de l’énergie

L’engagement japonais ne se limite pas au secteur énergétique. La JICA accompagne déjà plusieurs initiatives dans les domaines de la santé publique et du renforcement des capacités de la police nationale. Ces projets visent à consolider les bases d’un développement durable et à stabiliser un pays encore confronté à de multiples défis sécuritaires et sociaux.

« Nous voulons accélérer notre collaboration pour qu’elle soit encore plus solide entre les deux pays », a insisté M. Kawamura, soulignant la volonté de bâtir un partenariat durable avec Kinshasa.

Diplomatie de haut niveau et confiance mutuelle

Le vice-président de la JICA a salué l’implication personnelle de Judith Suminwa dans la relation bilatérale, rappelant les deux visites récentes de la Première ministre à Tokyo, dans le cadre de la TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) et d’un forum économique. Ces déplacements ont, selon lui, « renforcé la compréhension mutuelle et consolidé le partenariat stratégique entre les deux pays ».

Une coopération alignée sur le programme gouvernemental

Pour Kinshasa, l’ancrage du Japon apparaît comme un levier de poids dans la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement 2024–2028, centré sur l’industrialisation, la modernisation des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.

Avec la BAD, la Banque mondiale et désormais la JICA comme partenaires de premier plan, le gouvernement Suminwa entend multiplier les alliances stratégiques afin de traduire ses ambitions de transformation structurelle en résultats concrets.

Albert Osako

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