Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les progrès réalisés par la République démocratique du Congo dans la réforme de la structure des prix des produits pétroliers, à l’issue d’une réunion avec le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, tenue mercredi par visioconférence.
Les échanges s’inscrivaient dans le cadre de la quatrième revue annuelle du programme économique et financier du Gouvernement (PEG) soutenu par le FMI. Ils ont notamment porté sur la subvention des produits pétroliers, l’évolution des prix et la sécurisation de l’approvisionnement du marché national.

Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale, six dossiers ont été examinés : les perspectives de la subvention pétrolière pour 2026, l’ajustement du prix moyen frontière fiscal (PMFF), l’exclusion des sociétés minières du mécanisme de subvention, les conséquences de la guerre sur le secteur pétrolier, les capacités de stockage des produits essentiels et la mise en œuvre de l’accord de partenariat stratégique.
Des gains suivis de pertes budgétaires
Au cours de la réunion, Daniel Mukoko Samba a présenté les données économiques relatives aux pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés lors des derniers exercices budgétaires.
Le ministre a fait état de gains accumulés en janvier et février 2026, suivis de pertes et manques à gagner à partir de mars. Il a précisé que les PMAG des premier et deuxième trimestres avaient été apurés dans leur quasi-totalité, sans que le communiqué ne fournisse de montants détaillés.
La maîtrise de ces coûts constitue l’un des enjeux de la réforme, dans un secteur où les mécanismes de subvention et la structure des prix pèsent sur les équilibres budgétaires.
À l’issue des discussions, Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI, a félicité le vice-Premier ministre pour les progrès accomplis dans la réforme de la structure des prix des produits pétroliers.
L’approvisionnement, autre priorité du gouvernement
Les conséquences de la guerre sur la disponibilité des produits pétroliers ont également figuré à l’ordre du jour. Daniel Mukoko Samba a affirmé que les mesures prises par le gouvernement avaient permis de prévenir les risques de pénurie dans les différentes zones du pays. Il a toutefois souligné la nécessité de consolider les mécanismes d’approvisionnement.
Dans cette perspective, le gouvernement prévoit de collaborer avec la raffinerie nigériane Dangote pour mettre en place un mécanisme d’approvisionnement direct en produits pétroliers. L’initiative passerait par la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR) et viserait notamment à mieux desservir les zones de l’intérieur du pays.
Le communiqué ne précise ni le calendrier de mise en œuvre de ce dispositif ni les volumes concernés.
La réunion a également associé des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères des Finances et des Hydrocarbures, de la Banque centrale du Congo, de la Direction générale des douanes et accises ainsi que de la GDPP.
Les conclusions de cette revue permettront d’apprécier la progression des réformes engagées dans le secteur pétrolier, entre maîtrise des coûts budgétaires, évolution des prix et sécurisation de l’approvisionnement national.
Albert Osako

