La République démocratique du Congo a salué vendredi une « avancée décisive » dans le développement du corridor de Lobito, à l’issue d’une réunion tripartite tenue à Washington en marge des Assemblées de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. La rencontre a réuni l’Angola, la RDC et la Zambie, ainsi que plusieurs partenaires financiers internationaux, dont la Banque européenne d’investissement, la Banque africaine de développement, l’Africa Finance Corporation, la DFC américaine et l’IFC.

« Nous franchissons une étape décisive vers la matérialisation du corridor », a déclaré le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, mettant en avant le passage d’une phase de planification à une dynamique d’exécution.
Selon les participants, le projet ne sera plus limité à une infrastructure ferroviaire, mais conçu comme un programme intégré de développement économique, incluant transport, logistique, industrialisation et connectivité régionale.
La délégation congolaise, conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a réaffirmé la volonté des autorités de faire du corridor un levier d’intégration nationale et régionale, en reliant les principaux pôles économiques du pays à cet axe stratégique reliant l’Atlantique à l’intérieur du continent.
Kinshasa a présenté une approche structurée autour de quatre axes : un financement combinant ressources publiques et privées, une mise en œuvre progressive, une gouvernance dédiée et un renforcement du climat des affaires.
La prochaine étape est prévue en juin 2026 à Kinshasa, où les partenaires doivent valider les projets retenus et lancer les appels d’offres internationaux.
Pour les autorités congolaises, cette échéance devrait marquer le passage effectif à la phase opérationnelle d’un projet considéré comme stratégique pour le commerce régional et l’intégration économique du continent.
JEK

