RDC : le P-DDRCS revendique des avancées dans la démobilisation des groupes armés

Le processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants en République démocratique du Congo poursuit sa progression. Lors d’un briefing de presse tenu lundi 9 mars 2026 à Kinshasa et présidé par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, le coordonnateur national du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, a présenté le bilan des actions menées dans le cadre de ce programme lancé en juillet 2021 par le président Félix Tshisekedi.

Dans ce bilan chiffré des opérations menées au cours de l’année 2025, il a fait savoir que près de 5 000 combattants ont été démobilisés dans le cadre du programme, dont 4 875 ont été effectivement désarmés, permettant la récupération de plus de 5 000 munitions et autres effets de guerre.

Par ailleurs, 1 000 armes ont été collectées et placées dans les entrepôts des FARDC, dans le cadre du dispositif de sécurisation du matériel saisi.

Dans le détail, 875 ex-combattants issus de différents groupes armés opérant dans l’Est du pays ont été désarmés au cours de l’année écoulée, notamment dans les provinces de Ituri, Maniema, Tanganyika, Nord-Kivu et Sud-Kivu. Ces anciens combattants bénéficient désormais d’un accompagnement socio-économique destiné à faciliter leur retour à la vie civile et leur réintégration au sein de leurs communautés.

Le programme ne se limite pas au désarmement. À Lubero, dans le Nord-Kivu, 838 ex-combattants sont déjà engagés dans un parcours de réinsertion, axé sur la formation et la création d’activités génératrices de revenus. L’objectif est de proposer des alternatives durables aux anciens miliciens afin de réduire les risques de retour dans les groupes armés.

Actuellement déployé dans cinq provinces — Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Tanganyika et Kinshasa —, le P-DDRCS devrait prochainement s’étendre à la province du Maï-Ndombe, a indiqué le coordonnateur national.

Le programme s’est également illustré ces derniers mois dans la prise en charge de combattants issus de différentes milices locales, notamment dans le Tanganyika, mais aussi avec la démobilisation d’éléments Mobondo dans la capitale, Kinshasa.

Pour les autorités congolaises, ces résultats traduisent la volonté de consolider les efforts de stabilisation dans les zones affectées par l’insécurité. En combinant désarmement, réinsertion économique et relèvement communautaire, le P-DDRCS ambitionne de contribuer à la pacification durable des territoires longtemps marqués par la présence de groupes armés.

Yanel Manu

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