Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a pris part ce dimanche par visioconférence au sommet ad hoc des Chefs d’État et de Gouvernement du Mécanisme Régional de Suivi de l’Accord-cadre de la CIRGL, consacré à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Lors de cette rencontre qui a réuni les États membres de la CIRGL, l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis, les Nations unies ainsi que plusieurs pays invités, le Chef de l’État congolais n’a pas mâché ses mots à l’égard du Rwanda au sujet de la situation à Uvira.
« Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain », a-t-il révélé avant de détailler : « Nos informations établissent que des éléments armés demeurent présents dans la ville et ses environs immédiats, que des positions stratégiques restent occupées et que la population continue d’être exposée à des exactions ».
Le Président a insisté sur la nécessité d’un retrait réel, effectif et vérifiable des troupes rwandaises sur l’ensemble du territoire congolais. « Un retrait annoncé, mais ni effectif, ni vérifié, ni suivi du rétablissement de l’autorité des forces régulières, ne saurait être considéré comme un retrait réel. La crédibilité de tout processus de paix repose sur des actes vérifiables, et non sur des déclarations de circonstance », a-t-il martelé.
Le Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre assure le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des engagements pris par les États signataires et institutions garantes. Il sert de plateforme de coordination politique pour harmoniser les efforts de paix, de sécurité et de coopération dans l’Est de la RDC et la région des Grands Lacs. Il produit recommandations et plans d’action, tout en favorisant la coopération multilatérale entre États et acteurs non étatiques.
En résumé, il constitue l’organe central pour transformer les engagements politiques en actions concrètes pour une paix durable dans la région.
JDW

